c'est moi ....
Une page se tourne, comme toujours, lorsque l’on perd quelqu’un. Cette nuit mon amie d’enfance vient de partir, nous avions grandi ensemble, nos maisons étaient les seules du quartier, nos parents étaient amis, se rendaient des services nous vivions les uns chez les autres. Mes deux grands frères, le tien et nous deux toujours dans les coups les plus tordus nous avons partagé beaucoup de choses, les pleurs, les écorchures aux genoux, et bien sur les rires, les joies je garde en souvenir que tous ces éclats de rire et les pires bêtises (jamais très méchantes) qui faisaient crier nos parents et surtout rire dans notre dos. Toutes ses cabanes dans les bois, le souvenir de Filou ton grand-père avec qui nous gardions les vaches, ces vaches qui me faisaient si peur, Marguerite ta grand-mère si douce et bien sur Manbé qui trouvait toujours un super truc à nous faire faire pour nos occuper et L’Estagnol cette ferme perdue dans les bois ou nous avions notre maison, notre cheminée et notre liberté absolue. Les jours de neiges ou nous n’allions pas à l’école et ou les parents ne s’occupaient pas de nous, j’ai même failli mourir cette année là, mais l’amitié et la solidarité de nos parents n’ont sauvé. L’étable ou à chaque naissance de petits veaux nous étions là à regarder les adultes faire ces choses si étranges pour nous. Les journées devant l’immense cheminée à jouer à la belote et la création de recettes farfelues comme les crêpes en omelette à la grenadine ou à la menthe pour les plus courageux, les oreillettes, et les jours ou l’ont tué le cochon. Et cette rivière ou nous nous retrouvions pour traquer les goujons et quelques fois les serpents !!! J’étais la plus petite la plus malingre ce qui me permettait avec ton frère de faire les plus grosses bêtises et de pouvoir nous faire plus vite pardonner…. Et l’amour pour les chats, grâce à ta mère qui a pu convaincre avec acharnement mon père pour avoir mon premier chat Titine.
Nous avons grandi et nous ne partagions plus les même choses et nos vies se sont séparés doucement,, tu as eu tes enfants j’ai commencé ma vie d’adulte, j’ai déménagé et l’on ne c’est quasi plus vue…
Ce rêve étrange il y quelques temps ou je savais que la maladie gagnée la bataille et ou je n’arrivais pas à te dire ces choses si importantes, et je ne te les ai jamais dites….
L’Auberge, tes parents font parties de ma vie, les plus belles années de vie. Je ne t’oublierai jamais car je t’aimais.
Adieu AGNES.| Juillet 2008 | ||||||||||
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